Author Archives: Jean-Claude

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La gratuité dans la vie chrétienne

L’une des caractéristiques les plus importantes de Dieu est la gratuité.
L’amour de Dieu est gratuit, aussi gratuit que devrait l’être l’amour pour notre prochain. Nous avons perdu le sens de la gratuité. Dans notre monde, l’idéal de la personne humaine, comme de notre perfection est de pouvoir dire, j’ai réussi et je ne le dois à personne d’autre que moi. Seulement à partir de là on refuse d’aider les autres. Nous pensons que tout le monde a eu l’occasion, les ressources et les capacités de réussir. S’ils n’y sont pas arrivés c’est qu’ils n’ont pas su ou pas voulu travailler. Pour quoi leur faire maintenant cadeau de quoi que ce soit ? Dans le même temps nous accordons une très grande valeur à la notion de justice. Mais une justice qui ne rend à chacun que son dû. Par ailleurs cette notion de justice est liée dans nos esprits avec la notion d’égalité, tout le monde doit être traité strictement de la même manière. Cette justice poussée à l’extrême exclut tout espace de gratuité.

Pourtant l’amour qui est le cœur de notre foi est d’une gratuité absolue, il est démesure. Il n’y a jamais de mesure logique et équilibrée dans l’amour. La vision la plus claire de la gratuité réside dans ce passage de l’évangile de Saint Jean « Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum. » Jn 12, 3. Il y a démesure dans le geste de Marie, dans la quantité, la qualité et le prix. Nous avons bien souvent tendance à adopter dans notre quotidien le langage de l’utilité et de la rentabilité dans nos comportements, parfois même jusque dans nos œuvres de charité.

Comme Marie sachons verser sur les pieds de nos frères le parfum de notre reconnaissance et de notre gratitude sans regarder, ni compter, simplement parce qu’ils sont nos frères et que nous les aimons comme le Christ nous a aimés le premier.

Olivier Bléneau

Article tiré du dernier bulletin paroissial n°34 juin/juillet 2018


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«Œconomicae» : le plaidoyer du Vatican pour une humanisation de l’économie

C’est un document fondateur, publié par la congrégation pour la Doctrine de la foi et le dicastère pour le Développement humain intégral. Disponible en plusieurs langues, le texte entend dessiner de nouvelles formes d’économie et de finance dans un paysage mondialisé et enclin à la disruption.

Le texte intitulé sobrement «Questions économiques et financières» – Oeconomicae et pecuniariae quaestiones – ambitionne de fournir des «repères éthiques concrets» aux sommités économiques, mais aussi aux chefs d’États, décisionnaires en matière de régulation de marché.

Faire cesser le règne du «profit pur»

Élaboré par des experts économiques et financiers externes au Vatican, le texte appelle à placer l’homme et le bien commun, et non «le profit pur», au centre des échanges économiques et financiers mondiaux.

L’influence croissante des marchés sur le bien-être matériel d’une bonne partie de l’humanité y est particulièrement décriée, partant d’un constat simple : au cours de la seconde moitié du XXème siècle, le bien-être économique s’est considérablement accru, hélas, de pair avec les inégalités.

Un constat sévère de la mondialisation

Le Saint-Siège n’épargne donc aucunement l’actuel système économique dominant, qui fait prévaloir «un égoïsme aveugle»«L’opportunité d’apprendre de la récente crise financière a été gaspillée et l’exploitation et la spéculation au détriment des plus faibles sont toujours une réalité aujourd’hui», énonce-t-il, critiquant tout autant le blanchiment d’argent, la non-transparence, la corruption, ou encore les placements offshore.

Également dans le viseur, «le tout-quantitatif» et l’absence de prise en compte de la «qualité de vie».

Une alliance entre savoir technique et sagesse humaine

Première solution stipulée : réguler les marchés. Afin de protéger le bien commun et d’impliquer tous les membres de la société dans la richesse et le développement, l’alliance entre acteurs économiques et politiques doit être renouvelée. Une alliance renouvelée qui permette un meilleur contrôle des affaires économiques, «sous peine de voir tout agir humain se pervertir».

Deuxième solution : établir une orientation éthique dans tous les domaines, qu’ils soient économiques, bancaires ou monétaires. Le but ultime doit être de réduire les inégalités et la pauvreté dans le monde. «L’argent doit servir et non gouverner !» s’exclamait le Pape François dans son exhortation apostolique Evangelii gaudium. Le Vatican insiste ici sur le bien-être de l’humanité, à la racine de la solidarité, de la justice et du «capital humain», beaucoup plus important qu’un simple Produit Intérieur Brut. «Les systèmes ne sont en effet pas constitués de dynamiques anonymes, mais de relations humaines ; les humains ne sont pas seulement des consommateurs et des entrepreneurs».

La nécessité d’une autocritique entrepreneuriale

Des cours dans les écoles de commerce sur «l’économie et la finance à la lumière de l’homme» sont ainsi recommandés. Du texte surgit aussi un appel à «l’autocritique» des entrepreneurs. Ils doivent initier un retour vers une culture entrepreneuriale et financière, qui mette l’accent sur le bien commun et la responsabilité sociale. Les banques doivent améliorer la transparence de leurs affaires monétaires ; les prêts bancaires et l’épargne doivent être plus clairement définis, surtout en matière d’investissements. Les clients devraient être en mesure de voir si leur propre capital a été utilisé à des fins spéculatives ou non. Les comités d’éthique devraient être mis en place dans les conseils d’administration, de sorte qu’un autre appel à des cours d’éthique dans les écoles de commerce soit une partie intégrante.

Source Vatican.News (Analyse de Catholique-Reims)

Texte en   français du document :  Oeconomicae et pecuniariae quaestiones


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Que fête-t-on à la Pentecôte ?

La Pentecôte marque la venue de l’Esprit Saint sur les apôtres et la naissance de l’Eglise. Cet événement est survenu cinquante jours après Pâques (en grec, pentêkostêsignifie « cinquantième »).

L’événement de la Pentecôte ne peut être compris qu’en lien avec Pâques et l’Ascension. Jésus est mort pour le salut du monde (le Vendredi Saint), ressuscité (le jour de Pâques) et parti rejoindre le Père (à l’Ascension). À la Pentecôte, Dieu le Père envoie aux hommes l’Esprit de son Fils. Cette fête clôt le temps pascal, qui dure sept semaines, et dont elle est le couronnement.

Le vent et le feu

Le 50ème jour après Pâques, alors qu’une foule s’est rassemblée pour Chavouot (fête juive commémorant le don de la Loi à Moïse), les Apôtres, Marie et quelques proches entendent un bruit « pareil à celui d’un violent coup de vent » qui remplit la maison ; c’est un premier signe. Le deuxième signe ne se fait pas attendre : « une sorte de feu qui se partageait en langues et se posa sur chacun d’entre eux ». Et voici le troisième prodige : remplis de l’Esprit Saint, signifié par le vent et le feu, « ils se mirent à parler en d’autres langues ». La foule qui festoie est stupéfaite « parce que chacun d’eux les entendait parler sa propre langue ». À tel point que certains les croient « pleins de vin doux » (Ac 2, 1-14) !

Ainsi se réalise la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son Ascension, une dizaine de jours plus tôt : « vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8).

En effet, les apôtres, ayant reçu la force de l’Esprit, ont alors le courage de sortir de la salle du Cénacle où ils étaient craintivement enfermés. Ils commencent aussitôt à témoigner de la résurrection du Christ, à faire connaître son enseignement et à baptiser. Lors de la Pentecôte, l’Eglise est constituée non par une volonté humaine, mais par la force de l’Esprit de Dieu. À la suite de cet événement, naissent les premières communautés chrétiennes qui se sont ensuite organisées, développées et propagées.

Don pour tous les hommes

Ce récit des Actes des Apôtres est très significatif : le vent et le feu manifestent – comme dans bien d’autres récits de la Bible – la présence de Dieu. Les langues de feu témoignent de la venue de l’Esprit Saint sur ceux qui étaient présents.

La Bonne Nouvelle ayant vocation à rejoindre tous les hommes, le don de l’Esprit permet aux apôtres de répondre à l’appel du Christ : être ses témoins « jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8). Comme les apôtres, les chrétiens sont appelés à ne pas rester seulement entre eux, hors de la vie et du monde, mais, au contraire, à proclamer clairement et librement la Bonne Nouvelle du salut.

Parce qu’il trouve sa source dans l’événement de la Pentecôte, le sacrement de la confirmation est souvent célébré le jour de cette fête. Au cours de la célébration, l’évêque impose les mains sur chacun des confirmands, manifestant par ce geste le don de l’Esprit.

Tiré de Eglise Catholique en France
 


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L’infernale vision de l’enfer

Michel Fromaget est anthropologue et maître de conférences de l’Université de Caen Basse-Normandie. Il publie « De l’enfer introuvable à l’immortalité retrouvée – les fins dernières selon le christianisme originel » (L’Harmattan). C’est le Grand Témoin de Louis Daufresne.

Michel Fromaget s’est penché sur ce qu’est l’enfer chez les premiers chrétiens. Pour cela, il a étudié les textes, surtout le Premier Testament. « Lorsqu’on procède à une analyse serrée des textes, il se trouve que le mot enfer au singulier n’apparaît pas une seule fois dans le Nouveau Testament », révèle-t-il. Or, pour les chrétiens, le mot enfer connote l’idée d’un enfer éternel. Que comprendre de ce pluriel ? C’est pour Michel Fromaget ce sont des « lieux inférieurs dans lesquels tout le monde descend une fois que nous sommes passés par le funeste vestiaire ». C’est juste un passage après la mort biologique. L’enfer comme lieu de damnation n’est que pour certains, qui y subissent les conséquences de leurs actes.  C’est un refus qui envoie en enfer.

L’enfer comme une disparition

Pour l’anthropologue, le Premier Testament ne propose pas le choix entre la vie et l’enfer mais entre la vie et la mort. A partir de ce constat, il a décidé de mettre le texte littéral en regard de ce qui est porté par l’Église. Depuis saint Augustin jusqu’à Joseph Ratzinger, la vision de l’enfer repose sur 12 à 15 versets. La vision : un châtiment éternel. « Moi, j’en ai dénombré 336 » qui sont exploitables pour comprendre l’enfer, indique-t-il. L’enfer comme damnation éternelle n’est d’ailleurs pas un dogme. Si on se rabat sur l’idée d’un feu et d’une géhenne, il y a en fait huit à neuf thèmes comme la mort, la perdition ou le feu. L’enfer serait une disparition de la personne et non une punition infinie. Ce qui collerait avec les propos que le pape a tenu dans La Reppublica en mars dernier. Même s’ils ont été démentis par le Vatican

Podcast de Radio Notre-Dame 16/05/2018.

Il est notoire que certains chrétiens n’ont pas la même perception de l’enfer.


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Profession de Foi

Le dimanche 13 mai ; 31 enfants des paroisses ST JACQUES du VAL GRAON et de NOTRE DAME des LUMIERES étaient rassemblés en l’église de Champ ST Père où ils ont professé leur foi devant toute l’assemblée. Ils ont reçu la lumière des mains de leur parrain ou marraine ; ce qui signifie qu’ils commencent leur vie de chrétiens adultes.

Souhaitons leur bonne route vers l’affirmation et l’approfondissement de leur foi chrétienne.

Marie-Neige

 


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