Author Archives: Jean-Claude

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Mgr Santier, un évêque qui travaille…

C’est ainsi que le pape François a qualifié mgr Santier lors de l’audience accordée à l’évêque et des prêtres du diocèse de Créteil..

Mgr Santier a fait un passage de six années en Vendée. Partisan du dialogue inter-religieux et de l’ouverture, il a rejoint le diocèse de Créteil en 2007.

« Sa déception, il ne la cache pas. Il ne cherche pas non plus à se draper dans un enthousiasme un peu forcé. Le diocèse de Créteil, dans le Val-de-Marne, où Mgr Michel Santier vient d’être nommé, il ira. Il apprendra à le connaître, sans doute à l’aimer. Mais pour l’instant, c’est encore la déception qui anime le « pasteur » originaire de la Manche. La déception de quitter un département dans lequel il s’était pleinement investi.

C’est à la mi-juillet, alors qu’il était en vacances en Normandie, qu’il a appris qu’il devrait faire ses valises, « ce qui m’a empêché de dormir », dit-il dans un doux euphémisme. La réalité est tout autre : « j’ai pleuré, prié, car quitter la Vendée si rapidement m’est un arrachement », confesse-t-il. Mgr Santier aurait aimé poursuivre son ministère, dans ce département où il a impulsé un synode qui a dynamisé la Vendée catholique. La raison de ce départ un peu précipité ? Officiellement, la retraite de l’actuel évêque de Créteil, atteint par la limite d’âge, puisqu’il a 75 ans. « C’est en tout cas la raison que l’on m’a donné. » » (extrait d’un article de Ouest-France, 5 sept 2007)

Un acte de repentance qui a beaucoup fait parler (avril 2006)

’Dans le passé, en Vendée, l’Église était très présente, occupait l’espace social et laissait peu de place à des manières de penser et de vivre la vie humaine et la foi d’une façon différente. Des hommes et des femmes ont souffert de cette emprise de l’Église sur leur vie personnelle et sociale. Je pense aussi aux personnes séparées, divorcées, divorcées remariées, à d’autres qui vivent une orientation sexuelle qu’ils n’ont pas choisie ; des paroles de jugement prononcées de notre part, alors que nous ignorons la souffrance cachée qui est à l’origine de ces situations, ont pu faire beaucoup de mal. Au début de cette cérémonie j’ai vécu avec vous une démarche de repentance, et au nom de l’Église, comme évêque, je vous demande pardon et leur demande pardon’. »

Une interview de Mgr Santier (Radio Notre Dame)


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« La vie est belle parce que nous mourrons. »

Un reportage OUEST-FRANCE à lire 


La journée mondiale des soins palliatifs a lieu le 12 octobre. Une discipline méconnue et insuffisamment développée. Pour tenter de comprendre comment on peut accompagner une personne parvenue au terme de son existence, Ouest-France a passé trois jours à la clinique Sainte-Élisabeth à Marseille. Ici, alors que le temps des malades est compté, personne ne compte son temps. Paradoxal ? Non. Plutôt une condition indispensable pour prendre soin de la vie jusqu’au bout, et dans toutes ses dimensions : physique, psychologique, sociale et même spirituelle.

Très instructif.

Le spirituel, n’est pas un sujet  tabou. Bien au contraire. « Nous distinguons les besoins spirituels humains et les besoins spirituels religieux. Mais, croyant ou non, chacun a besoin d’être considéré comme une personne aimée et d’aimer. Un des enjeux, en fin de vie, c’est de donner un sens à son histoire. Prière, réconciliation, et libération intérieure sont les mots-clés d’un véritable accompagnement. Il s’agit de faire un pas avec chacun et au rythme de chacun, en direction de l’amour, de la vérité et de la vie en laissant la haine, le mensonge et la mort derrière soi. Les personnes, ici, meurent comme des vivants », affirme le Dr Buet.

Parce, jusqu’au bout, toute vie mérite d’être vécue. Son terme en fait partie, alors que notre société pressée ne nous laisse même plus le temps de bien mourir. Pourtant, parole d’un bon vivant nommé Jean d’Ormesson : « La vie est belle parce que nous mourrons. »


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Les média crient au scandale


Le pape François compare l’avortement au recours à un «tueur à gages

Le pape François a comparé ce mercredi l’interruption volontaire de grossesse (IVG) au recours à « un tueur à gages », dans son homélie prononcée lors de sa traditionnelle audience sur la place Saint-Pierre. « Interrompre une grossesse c’est comme éliminer quelqu’un. Est-il juste d’éliminer une vie humaine pour résoudre un problème ? », a demandé le pape argentin aux fidèles rassemblés sur la place.

Le pape a fustigé « la dépréciation de la vie humaine »

« Est-il juste d’avoir recours à un tueur à gages pour résoudre un problème ? », a-t-il poursuivi, en sortant de son texte prévu. « Se débarrasser d’un être humain, c’est comme avoir recours à un tueur à gages pour résoudre un problème », a-t-il martelé dans une homélie consacrée au commandement biblique de « ne pas tuer ».

Le pape a fustigé « la dépréciation de la vie humaine », en raison des guerres, de l’exploitation de l’homme et de l’exclusion. Avant d’ajouter à cette liste l’avortement« au nom de la sauvegarde d’autres droits ». « Mais comment un acte qui supprime la vie innocente peut-il être thérapeutique, civil ou tout simplement humain ? », a encore demandé le souverain pontife


 «Dieu est amoureux de la vie».


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« L’Église ne croît pas par prosélytisme mais par attraction »


Avant la prière de l’angélus récitée place Saint-Pierre, le Pape a appelé à ne pas penser ni juger les relations humaines selon des catégories, mais à reconnaître le vaste horizon de l’action du Saint-Esprit, dimanche 30 septembre 2018.

Avant la prière dominicale de l’angélus, le Pape François a médité sur un épisode de l’évangile selon Saint-Marc. Lorsqu’un homme qui n’appartenait pas au groupe des disciples de Jésus se mit à chasser des démons en son nom, les disciples, et particulièrement Jean, voulaient l’interdire et en référèrent à Jésus qui répondit:  «Ne l’en empêchez pas car il n’est personne qui, faisant un miracle en mon nom, puisse aussitôt après parler mal de moi. Qui n’est pas contre nous est pour nous» (Mc, 39-40).

Éduquer à la liberté intérieure

Ainsi le Pape François souhaite tirer une leçon contemporaine de cet épisode. Si Jean et les autres disciples manifestent une attitude de fermeture face à cette personne «externe», Jésus, lui, semble très libre, pleinement ouvert à la liberté de l’Esprit de Dieu, qui dans son action n’est limité par aucune frontière ni par aucune clôture, constate le Pape, poursuivant: «Avec cette attitude, Jésus veut éduquer ses disciples, même aujourd’hui, à cette liberté intérieure». 

S’ouvrir sans céder au zèle

Cette situation se reproduit dans les communautés chrétiennes de tout temps, et aussi en nous-mêmes, explique le Saint-Père.  «En toute bonne foi, en effet, avec zèle, on voudrait protéger l’authenticité d’une certaine expérience, en particulier charismatique, en protégeant le fondateur ou le dirigeant des faux imitateurs. Et en même temps, il y a la crainte de la « concurrence », vous ne pouvez pas apprécier le bien que font les autres parce que « ce n’est pas le nôtre »».

Le Souverain pontife dénonce cette forme d’ «auto-référentialité», «à la racine du prosélytisme». Or, comme le rappelait Benoît XVI, l’Église ne croit pas par prosélytisme, mais par attraction, cite le Pape François.

Être plus attentif au bien, au beau et au vrai

Ainsi au contraire, Jésus nous appelle à ne pas penser «selon les catégories « ami / ennemi », « nous / eux », « celui qui est dedans / qui est dehors »», mais à aller plus loin, à ouvrir le cœur de pouvoir reconnaître sa présence et l’action de Dieu même dans des zones inhabituelles et imprévisibles et chez des personnes qui ne font pas partie de notre cercle, ajoute François, exhortant à être plus attentif à «l’authenticité du bien, du beau et du vrai qui est accompli, qu’au nom et à la provenance de ceux qui le font». Au lieu de juger autrui, nous devons nous examiner nous-mêmes et apprendre à aimer notre communauté sans jalousie ni fermeture, toujours ouverte sur le vaste horizon de l’action du Saint-Esprit, a-t-il enfin conclu. 

Après l’angélus

Enfin après l’angélus, le Pape en a profité pour exprimer toute sa proximité avec les populations de l’île de Célèbes, en Indonésie, touchée par un fort tsunami. «Je prie pour les morts, pour les blessés et pour ceux qui ont perdu leur maison et leur travail. Que le Seigneur les console et soutienne les efforts de ceux qui essaient d’apporter un soulagement», a-t-il lancé, ajoutant quelques mots pour l’abbé marseillais Jean-Baptiste Fouque, aujourd’hui béatifié à Marseille.


«L’exemple et l’intercession de cet apôtre de la charité nous soutient dans l’engagement d’accueillir et de partager avec les plus faibles et les plus défavorisés».


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