Tolérance pour vivre ensemble

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Tolérance pour vivre ensemble

Il y a des chrétiens qui sont fidèles à l’Église comme on est client d’une compagnie d’assurance sur la vie. .. sur la vie éternelle, bien entendu.

Il y a ceux pour qui l’église est un compartiment de première classe. Ah! Comme c’est consolant d’aller au ciel avec des gens bien élevés!

Il y a aussi ceux pour qui l’église est un parti politique. Le parti des bons, évidemment. Les bons, c’est nous, et les mauvais, ce sont les autres. Ceux qui ne sont pas » de notre bord” ou si vous préférez: ceux qui ne sont pas « dans nos idées”.

Il y a mème ceux qui n’acceptent d’appartenir à l’église qu’à condition d’en faire la police. Pensez qu’on n’a pas confiance! ! ! Avec tous ces faux bons qui se glissent parmi les vrais bons. En un mot , des mauvais bons qui veulent se faire prendre pour des bons bons… Les vrais bons bons,ce sont évidemment eux et ceux qui leur ressemblent…

Ah! mais heureusement qu’ils sont là, ces splendides détectives! Amateurs sans doute, mais vigilants. Comme dans les romans policiers, ils soupçonnent tout le monde …même le clergé, sans oublier les évêques et parfois le Souverain Pontife..

Et le Bon Dieu lui-même,il n’a qu’à bien se tenir! Pensez qu’avec ses histoires de charité, il finirait bien par tendre la main aux mauvais. Ah! ! si on n’était pas là…En somme pour toutes ces bonnes gens, l‘univers se coupe en deux  comme une tarte aux prunes:d’un coté, les bons (ils en font partie, bien sûr),de l’autre, les mauvais.

Mais attention,le malheur,c’est que la tarte aux prunes ne pourra être coupée qu’au Jugement dernier, à la fin du monde et par le Seigneur tout seul.

Pour le moment il n’y a sur la sur la terre que des mauvais, puisqu’il n’y a que des pécheurs.Le plus fort, c’est que tous ces pécheurs, le bon Dieu les appelle: »Mes « enfants ».  Allons-nous faire injure au Père en traitant ses enfants de « mauvais”?

Gardons-nous bien d’arracher les mauvaises herbes que le diable  a semé dans le champ de blé ! Parce que, dégourdis comme nous sonnes,nous serions bien  capables de prendra le bon blé pour de la mauvaise herbe!Craignons seulement de ne pas être,le moment venu, du coté des bons pour toujours.

Texte trouvé dans un bulletin paroissial d’Avrillé (1960)


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