Author Archives: Jean-Claude

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Jésus ressuscité ? L’énigme du tombeau vide

Sans la Résurrection du Christ, la naissance de l’Église est inexplicable. La première découverte des apôtres est le tombeau vide …

Les Évangiles insistent sur le tombeau vide découvert le dimanche de Pâques. C’est un argument important qui n’est remis en cause par aucun témoignage contradictoire, pas même chez les adversaires de la foi chrétienne. C’est ainsi que l’argumente le pape Benoît XVI (Jésus de Nazareth) :

« Dans la Jérusalem de l’époque, l’annonce de la Résurrection aurait été absolument impossible si on avait pu faire référence au cadavre gisant dans le sépulcre. C’est pourquoi, il faut dire que, si le sépulcre vide en tant que tel ne peut certainement pas prouver la Résurrection, il reste toutefois un présupposé nécessaire pour la foi dans la Résurrection, dans la mesure où celle-ci se réfère justement au corps et, par là même, à la totalité de la personne. »

Interprétation de l’évangile par un cinéaste

C’est quoi la Résurrection ?

Si la résurrection c’est recommencer une vie biologique, si c’est voir les molécules de notre corps se recombiner pour nous faire renaître en chair et en os, si c’est sortir des tombeaux comme on le voit au tympan des cathédrales, alors personne aujourd’hui ne peut y croire. Et on a raison de ne pas y croire, car ce n’est pas d’une telle résurrection que parlent les récits du Nouveau Testament. 
 
De façon étonnante, les récits des Évangiles nous montrent qu’après la mort de Jésus sur la croix, ses disciples, qui étaient désemparés, ont fait l’expérience que cette mort n’était pas la fin pour Jésus. Mais qu’au contraire Jésus leur redevenait présent, d’une autre façon. Pour exprimer cela, ils ont employé plusieurs expressions : “il a été relevé”, “il a été réveillé d’entre les morts”, “il est monté vers le Père”, il est maintenant “dans la gloire du Père”, c’est-à-dire dans l’être même de Dieu. Toutes ces expressions ont été plus tard traduites en latin à travers les mots : ressusciter et résurrection. 
 
Il ne s’agissait pas de l’esprit de Jésus réincarné dans un nouveau corps biologique. La résurrection n’a donc rien à voir avec une quelconque réincarnation. Il s’agissait d’une présence personnelle qu’ils découvraient alors qu’ils ne l’attendaient pas. Quelques uns ont dit que Jésus s’était manifesté à eux. Certains ont mis du temps à y croire et d’autres “ont cru sans avoir vu”, c’est-à-dire qu’ils ont senti intérieurement cette présence nouvelle de Jésus dont témoignaient ceux à qui Jésus s’était manifesté de façon privilégiée.

Jésus ouvre un chemin

Ce que les disciples de Jésus ont appelé la résurrection leur a ouvert une nouvelle façon de comprendre l’existence humaine et le devenir du monde. La vraie vie c’est de donner sa vie, chaque jour … et au dernier jour. Et cette vie, parce qu’elle n’est pas issue du hasard mais de l’amour de Celui qui nous a fait exister et que nous appelons Dieu, ne retombera pas dans le néant. 
 
Pour les disciples, Jésus est donc vivant en Dieu. Il devient alors “le premier né d’une multitude de frères”, comme dit l’apôtre Paul. Celui-ci ajoute que nous pouvons vivre comme Jésus : recevoir la vie chaque jour comme un don gratuit, entrer dans la confiance en la promesse de Celui qu’il appelait “mon Père et votre Père”, qui nous a fait exister et qui ne nous laissera pas tomber nous non plus après notre mort.

Mais l’Eglise parle de la résurrection de la chair

Il faut effectivement revenir à cette question. Comme je l’ai dit, il ne peut pas s’agir de la résurrection de nos cellules biologiques. Cela n’a pas été le cas pour Jésus, cela ne le sera pas non plus pour nous. 
 
Pour Jésus comme pour les juifs de cette époque qui ne raisonnaient pas avec des concepts abstraits, la chair c’est la condition humaine, la vie de chaque personne, qui se construit dans les relations aux autres et à la réalité sociale. Les premiers chrétiens avaient rencontré un vrai homme de chair et de sang. Après la mort de Jésus, ils ont fait l’expérience que la vie de Jésus continuait. Ils ont senti que ce n’était pas un fantôme . Ils ont mangé avec lui, ont touché ses plaies, lui ont parlé : “C’est bien lui”. Sa vie de chair et de sang était transformée, mais bien présente.La réponse du père Dominique Fontaine, prêtre de la Mission de France, auteur du livre “la foi des chrétiens racontée à mes amis athées” aux éditions de l’Atelier ; Mars 2008

Père Dominique Fontaine, prêtre de la Mission de France, auteur du livre “la foi des chrétiens racontée à mes amis athées” aux éditions de l’Atelier ; Mars 2008

La résurrection du Christ a beaucoup inspiré les artistes. Quelques exemples…


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Notre-Dame de Paris nous crie la souffrance de notre civilisation

Notre-Dame de Paris martyrisée par le feu, notre cœur souffre, et c’est un grand symbole qui nous crie la souffrance de notre société tout entière. Entendrons-nous?

Depuis lundi, j’écoute les uns et les autres utiliser à nouveau ce mot ancien de “symbole” à propos de la cathédrale de l’île de la Cité: “symbole de la Chrétienté”, “symbole de la France”, “symbole de tout ce qui nous unit”, “notre cathédrale commune”, etc. Curieux de voir comment, dans ce type de moment, nous nous rappelons soudain qui nous sommes et d’où nous venons. Curieux que le vieux fond religieux de notre pays revienne ainsi affleurer si spontanément à la surface de nos consciences, à moitié assumé seulement, et comme si nous n’avions rien oublié… Et pourtant c’est bien étrangement cet oubli qui me frappe en cet instant même où tout le monde ou presque n’a plus que ce mot de symbole à la bouche. 

Le feu de la cathédrale ne nous a pas rappelé notre “maison commune”, il nous a rappelé notre destruction de la maison commune, et il nous a appelé à prendre enfin la résolution de sa reconstruction

La destruction par le feu a toujours correspondu dans notre histoire au martyr des innocents –brûlés pour hérésie, brûlés par l’obscurantisme, brûlés par temps d’infamie et de malheur.  Et si l’on veut aller plus loin, considérons ce dont Jésus-Christ lui-même au centre de la cathédrale a toujours été le symbole, au sens le plus puissant du terme. J’ai grand scrupule à le rappeler, moi le philosophe français musulman, à ma nation de culture chrétienne. Mais comme personne, ces jours-ci, ne semble décidé à convoquer ce souvenir, je m’y résous. Le Christ a souffert pour racheter les péchés du monde. Son martyr sur ce bûcher de clous et d’épines que fut la Croix symbolise, c’est-à-dire exprime, l’amour par lequel il prend sur lui le mal et la souffrance de l’humanité. Or qu’est-ce qui caractérise le plus terriblement notre société actuelle, notre civilisation actuelle, si ce n’est justement la souffrance? La souffrance de la nature mise en danger de mort par notre folie. La souffrance de la misère, des migrations, des haines, causée par la même folie d’un monde livré à l’Argent

Mais dans le fond nous refusons le symbole. Nous ne voulons plus comprendre. Nous ne voulons plus entendre. Nous ne tolérons plus d’être contredits -nous qui a priori sommes si démocrates. Surtout, nous ne voulons plus que tout ce que le symbole nous dit nous renvoie à nous-mêmes. Naguère encore, lorsqu’un tel événement tragique se produisait, la bonne âme s’écriait “Seigneur, qu’est-ce qui nous arrive?”. Par ce simple “nous”, elle exprimait la conscience que ce type d’événement est quelque chose dont nous ne sommes pas simplement les spectateurs horrifiés: il vient nous parler de nous-mêmes, il nous renvoie à nous-mêmes, il nous parle de l’état du monde et de la responsabilité que nous en portons. Si j’étais Zola, je dirais: il nous accuse. 

Mais de grâce si nous voulons parler symbole, allons jusqu’au bout de l’affaire. Arrêtons de refouler encore et encore ce que nous ne voulons pas regarder en face: notre responsabilité terrible dans la dévastation de la planète et des sociétés par un libéralisme devenu complètement fou et hégémonique; cette destruction généralisée de tous nos liens avec la nature, avec l’autre, avec nous-mêmes, que nous sommes incapables d’enrayer et qui nous conduit à la catastrophe. Nous détruisons tout ce qui nous est vital et commun. Le feu de la cathédrale ne nous a pas rappelé notre “maison commune”, il nous a rappelé notre destruction de la maison commune, et il nous a appelé à prendre enfin la résolution de sa reconstruction. Voilà ce que le Christ et Marie nous ont crié. Ils nous ont prié, par leur martyr renouvelé, de réagir tant qu’il en est encore temps

Article en partie tiré du HUFFPOST, le Blog du Jour. Auteur :Abdennour Bidar Philosophe, Président de l’association Fraternité Générale


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Notre-Dame de Paris: le Pape «est proche de la France»

Au lendemain de l’incendie dévastateur qui a partiellement détruit la Cathédrale Notre-Dame de Paris, le directeur par intérim de la Salle de Presse du Saint-Siège redit le soutien du Pape François au peuple français dans ces heures douloureuses.

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Ce 15 avril, vers 21h30, alors que la Cathédrale était encore  en proie aux flammes, le directeur par intérim de la Salle de Presse du Saint-Siège déclarait: «Le Saint-Siège a appris avec incrédulité et tristesse la nouvelle du terrible incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris, symbole de la chrétienté, en France et dans le monde». Alessandro Gisotti a également salué l’action des pompiers et de «tous ceux qui font leur possible pour faire face à cette situation dramatique».

Alessandro Gisoti, directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège

Nous l’avons joint par téléphone ce mardi matin. Il assure la communauté catholique et l’ensemble des personnes touchées par le drame de la proximité du Saint-Père, en particulier par la prière.

Le Pape François est proche de la France. Il prie pour les catholiques français, pour la population parisienne sous le choc du terrible incendie. Il assure de ses prières tous ceux qui s’efforcent, nous pensons particulièrement aux pompiers, tous ceux qui s’efforcent de faire face à cette situation dramatique. Avec le Saint-Père, je peux dire que le Saint-Siège a appris avec consternation et tristesse, comme tout le monde, la nouvelle terrible de l’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris. Nous sommes bien conscients que Notre-Dame de Paris reste et restera un symbole majeur de la foi catholique, et pas seulement en France. Comme le déclaraient justement les évêques français, Notre-Dame restera toujours un lieu où tous, et nous l’avons vu en ces heures dramatiques, croyants et incroyants peuvent se retrouver aux moments importants de l’Histoire de la France.

Prière à Notre Dame

Prière prononcée par saint Jean-Paul II le 30 mai 1980 au pied de la statue de Notre-Dame de Paris. Cette prière est proposée aux Parisiens suite à l’incendie de Notre-Dame de Paris.

Vierge Marie, au cœur de la Cité
Nous vous prions pour cette ville capitale.
Vous, l’Intacte, gardez-lui la pureté de la foi !
Vierge Marie, depuis ce bord de Seine,
Nous vous prions pour le pays de France.
Vous, Mère, enseignez-lui l’espérance !
Vierge Marie, en ce haut lieu de chrétienté,
Nous vous prions pour tous les peuples de la terre.
Vous, pleine de grâce, obtenez qu’ils soient un dans l’Amour.

Saint Jean Paul II

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Notre-Dame de Paris : les reliques du trésor ont été sauvées

Les reliques de Notre Dame…

La plus précieuse relique conservée à Notre-Dame est la Sainte Couronne, posée, selon la croyance des catholiques, sur la tête de Jésus peu avant sa crucifixion. Elle se compose d’un “cercle de joncs réunis en faisceaux et retenus par des fils d’or, d’un diamètre de 21 centimètres, sur lequel se trouvaient les épines”, selon le site de la cathédrale.

Cette relique a été “sauvée” des flammes ce lundi, tout comme la tunique de saint Louis, également conservée dans la cathédrale, selon son recteur.

Outre la Sainte Couronne, Notre-Dame conserve deux autres reliques de la Passion du Christ : un morceau de la Croix et un clou de la Passion.

Par ailleurs, trois reliques étaient nichés dans le coq surmontant la flèche qui s’est effondrée lundi soir : une parcelle de la Sainte Couronne d’épines, une relique de saint Denis et une de sainte Geneviève.

Des reliques ?

Depuis des siècles, de nombreuses reliques sont vénérées un peu partout dans le monde. Sont ainsi exposées le corps resté intact de Bernadette Soubirous, le cœur du Saint Curé d’Ars, la langue de Saint Antoine de Padoue, les restes de Sainte Thérèse de Lisieux qui font le tour du monde, la couronne d’épines du Christ à Notre-Dame de Paris… et même les reliques des rois mages à Cologne !

Même si parfois l’authenticité de la relique n’est pas vérifiable, la démarche de vénération n’en a pas moins de sens…

Vénérer n’est pas adorer

Vénérer est un acte religieux adressé aux saints, Adorer est un culte rendu à Dieu seul. Même si concrètement la vénération des reliques est souvent l’objectif d’un pèlerinage, elle n’est pas un but en soi… Les reliques apportent « seulement » un support matériel à la foi. Elles ne sont pas l’objet de la foi.

Tous chercheurs de Dieu

Toute démarche vers des reliques nous invite à rejoindre et être contemporain du cortège des Saints qui nous ont précédés à travers les siècles. C’est un acte d’appartenance au peuple de Dieu, qui s’est mis en marche et qui a répondu à son appel.  Nous nous mettons dans les pas d’un Saint, ce chercheur de Dieu qui nous est donné en exemple, et nous sommes poussés à refaire son itinéraire spirituel… Nous sommes tous des chercheurs de Dieu : tel est le lien qui existe entre notre vie et celle du Saint ! Nous découvrons alors à leur école, la présence de Dieu dans notre vie…

Embrasser la Foi

Les Saints sont surtout des témoins de la Foi, cette même et unique Foi que nous partageons avec eux et tous les pèlerins passés, présents et futurs. Nous leur demandons d’intercéder pour nous. Embrasser ou toucher un reliquaire n’est pas magique mais par ce geste d’adhésion à la Foi de ce témoin, posé par des milliers d’autres pèlerins, j’embrasse la Foi de toute l’Eglise.

. Voyage des reliques – Sainte Thérèse de Lisieux

Vers un même acte d’adoration

Continuons notre route avec les Saints… Elle ne s’arrête pas aux reliques mais nous conduit au Christ lui-même. Car ils ne cessent par l’exemple de leur vie de nous inviter à offrir la nôtre, à adorer Dieu par toute notre vie.

Le coq-girouette renfermait des reliques


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Incendie à Notre-Dame

« Nous avons tous le cœur brisé » écrit Emilie. Alors que les flammes surgissant du toit de Notre-Dame-de-Paris sont apparues sur toutes les chaînes de télévision, lundi soir, c’est la sidération qui dominait. Si la cathédrale est toujours debout en ce mardi matin, on pouvait douter de sa résistance en voyant la flèche s’effondrer, une heure seulement après le début de l’incendie. « Notre histoire brûle et part en fumée », se désolait alors Hélène.

On ne peut rester insensible à l’événement qui va marquer à jamais la semaine sainte de l’année 2019 : l’incendie de Notre-Dame de Paris. Tout a déjà été dit ou sera dit dans les heures qui viennent. L’incendie et sa description, les réactions diverses du monde religieux et politique se bousculent dans les médias. La télé, première sur les lieux, a montré les images saisissantes du toit en feu, de la flèche qui s’écroule, des chrétiens en prière ; elle est aussitôt relayée par les sites d’information du web ; les journaux et magazines ne feront pas l’impasse sur l’information.

Chacun cherchera son information là où il veut ou où il peut…

Notre Dame de Paris sera reconstruite : cela va être long, très long et très cher. Déjà de grandes fortunes, à travers leur fondation, ont décidé de leur participation…

Quelques propositions de dons (Ouest France)

Passons à une compilation d’images :

Un texte de Bertrand Vergely, (Atlantico.fr)

Un sentiment de fragilité. Notre-Dame qui a traversé les siècles semblait invulnérable. Soudain, cet incendie  rappelle que les choses les plus précieuses que  l’on croyait inattaquables peuvent disparaître en une heure de temps. Et rappelant que tout est fragile, cet incendie interpelle chacun. Savons nous assez protéger les belles choses de ce monde, les belles choses de la vie, les belles choses de l’humanité ? Sommes nous assez responsables ?

Un sentiment de fragilité, mais aussi un sentiment d’unité. Sur les quais de Paris, autour de Notre-Dame qui brûle, le sentiment fort que la foule qui est là est unie. Elle sait que l’heure est grave. Il faut garder l’unité. Surtout ne pas se désunir. Comme après les attentats en 2015.  Finies les divisions. Finies les discordes. La foule qui est là n’est plus une foule mais le peuple de Paris, le peuple universel de Paris. Le monde entier d’ailleurs se sent parisien. Les messages qui affluent de toute part le disent. « Je suis un berlinois », a dit Kennedy en 1963. Nous sommes tous newyorkais, a-t-on entendu après les attentats du 11 Septembre 2001 à New York. Nous avons tous été parisiens après les attentats de 2015. Avec l’incendie de 2019, nous sommes tous parisiens. À nouveau.  Avec l’impression palpable que ce ne sont pas simplement les parisiens qui tiennent à Paris. Le monde entier tient à Paris. Trump disant son effroi. Pur un instant on ne lui en veut plus d’être Trump. Angela Merkel disant le sien. On n’en veut plus à l’Europe d’être l’Europe.

Unité donc, mais aussi profondeur. Celle de la compassion. Depuis quelques temps déjà, l’Église catholique fait l’objet de dures attaques   à propos des mœurs de certains de ses prêtres.  Avec l’incendie de Notre-Dame, soudain, finie l’envie de l’attaquer, de l’humilier.   Une réaction de dignité et de loyauté. On ne frappe pas un ennemi à terre. On peut ne pas être d’accord avec le christianisme et le catholicisme. Il y a toutefois des limites aux désaccords. Retournement des cœurs.  Les flammes qui s’élèvent dans Paris ne sont pas simplement des flammes de destruction. Elles ont quelque chose de purificateur à travers le feu purificateur de la compassion et de l’unité autour d’un drame qui touche tout le monde. Curieusement, étrangement, tout le monde se découvre quelque part chrétien en ayant sourdement conscience que le christianisme, quelque part, n’appartient pas qu’aux chrétiens. Quand cette tradition deux fois millénaire produit quelque chose d’aussi beau que Notre-Dame et que cette beauté est en plein cœur de Paris, cela ne concerne pas que les chrétiens. Cela concerne tout le monde. C’est face à la mort que les hommes font souvent le lien avec l’humanité comme avec la transcendance. C’est face à certains drames qu’ils font également ce lien. Dans les flammes de Notre-Dame, quelque chose d’un lien à l’essentiel allant plus loin que tout s’est soudain révélé donnant à cet événement une dimension fondamentale et pas simplement événementielle.

 «Cette cathédrale, nous la rebâtirons ensemble» «Nous la rebâtirons», a affirmé peu avant minuit Emmanuel Macron, ajoutant que «le pire a été évité, même si la bataille n’est pas encore totalement gagnée». «Nous rebâtirons Notre-Dame parce que c’est ce que les Français attendent, parce que c’est ce que notre histoire mérite, parce que c’est notre destin profond», a-t-il insisté.

«Pour répondre à de multiples demandes», la Fondation du patrimoine va lancer mardi à partir de 12h00 sur le site www.fondation-patrimoine.org une «collecte nationale» pour la reconstruction de Notre-Dame.

Émotion dans le monde entier


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