Author Archives: Jean-Claude

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Le Salut : comment et pourquoi l’annoncer aujourd’hui ?

Le nom de Jésus signifie « Dieu sauve ». C’est le cœur de la Révélation chrétienne. Le Sauveur est celui qui apporte le Salut, qui libère l’homme du péché, qui restaure notre capacité d’aimer en vérité. Alors que l’Eglise s’apprête à célébrer dans quelques jours le mystère pascal, la Croix et la Résurrection du Christ, contemplons ce mystère de l’Amour rédempteur du Christ Sauveur, pour en témoigner au monde.

3 questions au père Benoît-Dominique de la Soujeole, dominicain, professeur à l’institut de théologie de Fribourg

Pourquoi est-ce urgent d’annoncer le salut aujourd’hui ?

L’annonce du salut à tous les hommes a été urgent à toutes les époques et le reste aujourd’hui. Pour comprendre cette hâte que tout baptisé doit avoir d’annoncer le salut, il convient de se rappeler que cette nécessité existe des deux côtés. Du côté de la communauté chrétienne car cela tient à son identité la plus profonde : « L’Eglise pèlerine sur terre est par sa nature même missionnaire car elle tient son origine de la mission du Fils et de la mission du Saint-Esprit, selon le dessein de Dieu le Père » (Vatican II, décret sur les missions, n° 2). C’est donc une question vitale pour les chrétiens ; on n’est chrétien que dans la mesure de sa participation à cette mission car sinon on n’a pas la charité. Du côté des non-chrétiens il y a nécessité aussi d’entendre l’annonce de la victoire du Christ sur le mal et le péché. Car le Christ est le seul libérateur et sauveur du mystère du mal dont tout homme fait l’expérience comme auteur ou victime. Une image peut aider à saisir cela : que dirait-on d’un médecin qui aurait la possibilité de guérir une maladie grave et qui s’en abstiendrait ? La loi française punit la non-assistance à personne en danger. D’une certaine façon, la communauté chrétienne, envoyée dans le monde par le Christ et l’Esprit, est ce médecin capable de servir l’Evangile et les sacrements qui sont les remèdes divins contre le mystère du mal. Et le mystère du mal cause des maladies mortelles…

Il me semble que dans les conditions très difficiles d’aujourd’hui chez nous, il faille mettre en avant le témoignage d’abord par les actions vraiment charitables

Comment parler du salut aujourd’hui ?

Vaste question ! Redoutable aussi chez nous, en Europe, où notre culture est post-chrétienne. Elle a connu l’Evangile, en a vécu, et s’en éloigne tous les jours un peu plus. Le message du salut dans le Christ fait figure de vestige du passé, mais ne semble ni actuel ni d’avenir… Or le besoin d’être délivré du mal (c’est la dernière demande du Notre Père) est universel et il ne peut trouver sa réponse adéquate que dans le Christ connu, aimé, servi, « vécu ». Il me semble que dans les conditions très difficiles d’aujourd’hui chez nous, il faille mettre en avant le témoignage d’abord par les actions vraiment charitables. Aller au-devant des pauvres, des malades, des personnes déplacées, des prisonniers (ce sont les « critères » du jugement dernier en Mt 25, 31-46) et les secourir effectivement. Sur la base de ces engagements concrets, alors peut être dite ensuite et progressivement une parole missionnaire qui révèle d’où vient cette charité : du Christ. On disait traditionnellement qu’il faut être missionnaire par la parole et par l’exemple (« verbo et exemplo »). Aujourd’hui, dans les conditions qui sont les nôtres, il convient le plus souvent de renverser la formule : par l’exemple puis par la parole.

Quelle doit-être l’attitude des chrétiens dans cette annonce ?

Si notre charité missionnaire doit d’abord être exemplaire par les actions en faveur des malheureux, il faut voir quelles sont les caractéristiques de la charité telles que saint Paul nous les apprend dans le grand chapitre 13 de la 1ère lettre aux Corinthiens : la charité est – dit-il – patiente, serviable, humble, ne cherchant pas son intérêt (= gratuite). C’est cela qui rend notre témoignage, l’exemple que l’on doit donner, « transparent » au Christ et au salut qu’il offre. Il n’y a pas de recettes, de mode d’emploi, de « stratégie » pour exprimer la charité. Il faut laisser le Seigneur entrer au plus profond de notre cœur car c’est là qu’il parle, qu’il suscite des initiatives, qu’il soutient les efforts, qu’il guide au jour le jour. Si un cœur est ainsi ouvert au Seigneur, il devient capable de l’authentique charité missionnaire. Mais comment ouvrir son cœur ? La réponse, depuis deux mille ans est désarmante de simplicité : prier assidûment, « prendre » la Parole de Dieu comme on prend sa nourriture, se rendre en mendiant à l’Eucharistie et en malade au sacrement de la réconciliation. Rien d’héroïque là ! Et pourtant c’est décisif… De tout temps et partout l’Evangile du salut a été servi comme cela. Avec une précision importante : c’est ensemble que nous devons annoncer le salut. Le vrai sujet de la charité missionnaire est la communauté chrétienne dans la variété de ses membres, chacun selon la grâce qui lui a été départie. L’amour est unificateur, rassembleur, fédérateur. L’appartenance paisible à la communauté est le test infaillible de l’authentique charité, la seule vraiment missionnaire.


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La Semaine Sainte dans le Doyenné de Talmont.

La Semaine Sainte commence le dimanche des Rameaux, inclut le Jeudi Saint et le Vendredi Saint. Elle s’achève avec la veillée pascale, pendant la nuit du Samedi Saint au dimanche de Pâques.

Parmi les célébrations jalonnant cette montée vers Pâques – messe du dimanche des Rameauxmesse de la Cène du Seigneur, office de la Passion, Vigile pascale et messe de Pâques – l’une d’entre elles tient une place particulière : la Vigile pascale. La Vigile pascale rassemble, par ses rites, tous les éléments du message de Pâques.

Les baptêmes d’adultes et de jeunes, qui seront célébrés cette nuit-là, rejaillissent sur toute la communauté et rappellent à chacun les promesses de son baptême.


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Vers quel monde allons-nous ?

Au monde d’hier, le christianisme apportait sa coloration et lui servait de ciment, au même titre que l’attachement aux valeurs dites “républicaines”. Nous assistons aujourd’hui à un basculement civilisationnel et anthropologique sans précédent, auquel la déchristianisation galopante à laquelle nous assistons depuis plusieurs décennies n’est pas étrangère. 

Constat…

Le nombre de « messalisant » s (qui vont à la messe tous les dimanches) est passé de 35 à 6 % depuis Vatican II. Le nombre décroissant des prêtres diocésains et des baptêmes, la grande raréfaction du prénom Marie également, marquent une déchristianisation très avancée. La matrice catholique a eu une influence considérable sur la structuration de la société française. Elle a organisé tout un pôle catholique de la société qu’elle a irrigué pendant des siècles jusqu’aux dernières décennies.

Mais sur des questions assez fondamentales, les conceptions changent radicalement. Avec ces lois qui se succèdent, c’est tout le référentiel qui, peu à peu, mais rapidement, se modifie.

Et, aujourd’hui…

Mais ce à quoi nous assistons aujourd’hui n’est pas seulement le résultat d’un renouvellement générationnel, mais d’un basculement civilisationnel et anthropologique sans précédent. Il y a d’autres critères que le taux de remplissage des églises qui indiquent la déchristianisation de la France : les préférences en matières d’obsèques (l’incinération a pris le pas sur l’enterrement), les mariages et la nuptialité, la sexualité, la décrispation de la société sur l’homosexualité. On voit les plaques tectoniques bouger de manière spectaculaire, alors qu’elles étaient restées immuables pendant des siècles. Entre 1945 et le début des années 1980, les naissances hors mariage représentaient moins de 10 % des naissances. Aujourd’hui c’est 60 %. C’est devenu la norme, en l’espace de deux générations. Avec bientôt l’élargissement du droit à la PMA aux couples de lesbiennes ou aux femmes célibataires, on va aboutir à des naissances sans père. Une rupture encore avec l’ordre philosophique, anthropologique et même psychologique que l’on a connu. Quand on pose la question aux Français aujourd’hui en évoquant le manque de père, 50 % sont favorables à l’élargissement de la PMA, 50 % sont défavorables. Les générations les plus âgées y sont aux deux tiers opposées. Les moins de 35 ans y sont aux deux tiers favorables. L’ordre social et familial n’en sera pas forcément bouleversé, étant donné le petit nombre de personnes concernées. Mais sur des questions assez fondamentales, les conceptions changent radicalement. Avec ces lois qui se succèdent, c’est tout le référentiel qui, peu à peu, mais rapidement, se modifie.

Entretien avec Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et Stratégies d’Entreprise de l’institut de sondages IFOP, auteur de L’Archipel français (Seuil).


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« Il n’y a que les paroisses missionnaires qui survivront, les autres vont s’effondrer »

Canadien d’origine écossaise, le père James Mallon est l’auteur du fameux « Manuel de survie pour les paroisses ». Dans son nouveau livre, « Réveillez votre paroisse » (Artège), cet apôtre de l’évangélisation insiste sur la nécessité de s’appuyer sur des leaders.

Aleteia : Pensez-vous que nos paroisses soient vraiment en danger ?

Père James Mallon : Absolument. Nos paroisses existent encore sur un modèle chrétien ancien. Aujourd’hui, elles ne vivent pas du tout leur identité missionnaire. Elles attendent que les gens viennent à elles. Or, un missionnaire va dehors, il dépasse les obstacles culturels. La plupart des paroisses ne font pas cela et s’attendent à ce que l’on vienne à elles. C’est exactement le contraire. En raisons de changements profonds dans notre culture, dans une génération, il n’y aura plus que les paroisses missionnaires qui survivront. Les autres s’effondreront. Si nous n’allons pas vers les gens, l’Église mourra. Seules les paroisses missionnaires ne tomberont pas. Une communauté qui prie, c’est d’une importance fondamentale mais ce n’est pas suffisant en tant que tel. La prière doit conduire à l’action. L’action sans la prière ne fonctionnera pas mieux. Les deux sont nécessaires.

La prière doit conduire à l’action. L’action sans la prière ne fonctionnera pas mieux. Les deux sont nécessaires.

L’Église est conduite par le Saint-Esprit à sortir. Actuellement, on ne va pas dehors, on reste trop au cénacle.

Quelles sont les clefs du changement ?


J’en vois trois. La première, c’est de donner la priorité à l’évangélisation car c’est elle qui change les cœurs. L’Église publie des recommandations sur ce sujet, elle en parle volontiers, elle fait de la théologie. Mais il ne se passe finalement rien de bien concret. Nous prions, nous célébrons les sacrements, mais nous ne savons pas vraiment comment mobiliser. La deuxième clef, c’est la question du leadership. Il est nécessaire de passer de la maintenance à la mission. La « maintenance », c’est lorsque l’on ne s’occupe que des paroissiens. Déplaçons le focus vers ceux qui ne sont pas paroissiens, vers l’extérieur. Ce mouvement doit être conduit par des leaders, que ce soient des prêtres ou des laïcs engagées dans des équipes pastorales… Ces leaders, il faut qu’ils soient serviteurs. Aujourd’hui, il faut complètement renouveler nos modèles et développer la co-responsabilité. Le cœur d’un leader, ce n’est pas d’être une figure forte qui a des suiveurs, mais d’être quelqu’un qui fait se lever d’autres leaders. C’est ce que dit Paul à Timothée dans sa deuxième lettre : « Ce que tu m’as entendu dire en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes dignes de foi qui seront capables de l’enseigner aux autres, à leur tour » (2 Tm, 2, 2). Il est important de mobiliser toute la paroisse et de permettre aux paroissiens d’entrer dans une vision qui les inspire. Enfin, la troisième clef, c’est la puissance de l’Esprit saint. C’est un point qui énerve souvent les catholiques. Pourtant, il est absolument indispensable. Avant la Pentecôte, les disciples avaient peur, ils restaient au Cénacle, repliés vers l’intérieur. Quand le Saint-Esprit est venu, ils ont ouvert les portes et ils ont proclamé. C’est une loi spirituelle. L’Église est conduite par le Saint-Esprit à sortir. Actuellement, on ne va pas dehors, on reste trop au cénacle.

Article du Site Web ALETEIA


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Recevoir le Sacrement des Malades

Il est destiné aux baptisés atteints d’une maladie grave. Il ne faut pas attendre
d’être au seuil de la mort pour le recevoir. Il est proposé :

–       Aux personnes âgées dont la santé et les forces déclinent.

–       Aux personnes devant subir une intervention chirurgicale importante.

–       Aux personnes qui vivent des bouleversements causés par la maladie.

–     Aux personnes malades qui sont inconscientes ou ont perdu l’usage de la raison, si l’on estime qu’elles l’auraient demandé avec foi.

Si vous souhaitez recevoir le sacrement des malades, merci de vous inscrire à l’une des célébrations ci-dessous :

Faut-il être conscient pour recevoir le sacrement des malades ?

Oui, car le malade doit pouvoir demander le sacrement en toute liberté. Il est proposé par la famille, la maison de retraite, l’aumônier dans un hôpital. Mais la décision doit venir du malade.

Rappelons, encore une fois, que ce sacrement est destiné aux personnes affaiblies par la maladie ou la vieillesse et pas uniquement aux mourants. Dans certains cas d’urgence le malade reçoit successivement la Réconciliation, l’Onction et l’Eucharistie. Si le malade est peu conscient, il existe d’autres liturgies comme l’imposition des mains et la prière.

Quand recevoir le sacrement des malades ?

Voici les étapes de la vie propices au sacrement des malades : aux portes de la mort, au début d’un maladie grave ou en grande souffrance morale, etc.Au moment de la vieillesse où si la vie semble à la merci d’un accident. A l’heure où l’on apprend que l’on a une maladie grave et qu’elle va s’installer.Aujourd’hui, certains “malades de la vie” – des personnes en grande souffrance morale, en dépression – demandent le sacrement des malades pour reprendre goût à la vie.

Le sacrement des malades se prépare-t-il ?

Le sacrement des malades est célébré par un prêtre. La préparation est confiée aux membres de la pastorale des malades et aux familles. Elle peut comprendre plusieurs temps selon l’état du malade.

La méditation personnelle est le plus souvent celle du passage de l’Évangile dans lequel Jésus se trouve auprès des malades (Luc, 6, 19). L’accompagnateur explique la signification de l’imposition des mains et de l’onction. Des chants et des textes peuvent être choisis pour rendre la célébration plus vivante.Recevoir le sacrement des malades est émouvant. Pour le malade lui-même et pour son entourage. Beaucoup souhaitent donner un air de fête à ce jour : en apportant des fleurs, de l’encens ou en aidant le malade à se faire beau. Sauf si, bien sur, le malade souhaite donner à ce jour un air d’intimité qu’il convient de respecter. Les membres de la famille peuvent alors se relayer à son chevet.


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