Enseigner le fait religieux

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Enseigner le fait religieux

L’absence de racines culturelle est l’une des causes du désarroi, de la désespérance et de la radicalisation d’une partie de la jeunesse française.

Or, dans un monde où l’immédiateté devient une « règle de vie » ( !),la culture qui ouvre au temps long on enjambant allègrement les siècles est indispensable. Surtout pour les jeunes esprits qui cherchent les repères qui les aideront à construire solidement leur avenir.

Sans horizon et sans racines, certains sautent à pieds joints dans les sables mouvants des vendeurs d’utopies criminelles. L’idéologie totalitaire islamiste en est le signe le plus triste et le plus dangereux.

On devrait s’interroger davantage sur les raisons pour lesquelles de si nombreux jeunes Européens, et en particulier Français, se laissent séduire et s’embarquent dans la galère de barbares criminels.

La culture européenne est imprégnée par le christianisme
La culture est le rempart que les civilisations ont dressé contre les assauts de la violence qui les détruit d’autant plus sûrement qu’elle naît ou s’implante en leur sein. C’est pourquoi, il est urgent de remédier par la culture à ces maux qui détruisent des pans entiers de la société. La culture européenne est imprégnée par le christianisme qui a façonné la notion de personne, le respect qui est dû à chaque être humain au nom de son inaltérable dignité qu’aucune épreuve ne peut briser.

Transmettre la culture, c’est aussi enseigner du fait religieux. Mais alors qu’il ne viendrait à la pensée de personne de nier l’influence de l’hindouisme en Inde, de l’animisme  en Afrique, de l’islam  au Moyen Orient, associer christianisme et culture fait naître en France toutes sortes de suspicions et de cabales. Ce qui retarde d’autant la transmission de la culture dont les jeunes générations ont tant besoin.

Dernier épisode en date, l’affaire de l’instituteur du petit village de Malicornay qui, à la suite d’une lettre anonyme ( !), a été accusé puis condamné par l’Éducation nationale pour « l’étude répétée de textes directement issus de la Bible et des Évangiles. »(1). Alors même que l’enseignement du fait religieux est permis. (fait raconté dans les médias !)

 

Une définition du fait religieux
Le fait religieux est un fait social, observable par tous, croyants et incroyants. Cet enseignement laïc, c’est-à-dire non confessionnel, est de la responsabilité de tous les enseignants qui peuvent l’aborder dans l’enseignement de leur discipline, en rapport avec le programme. Il consiste en effet à réintroduire le fait religieux dans la culture générale au même titre que le fait artistique ou le fait scientifique. Il n’est par conséquent pas nécessaire d’être croyant pour dispenser cet enseignement, en tout cas ce n’est pas à ce titre que l’enseignant intervient. Son seul titre de légitimité étant celui de sa compétence disciplinaire. En abordant le fait religieux, les enseignants n’introduisent pas subrepticement des croyances ou de l’irrationnel dans leurs cours, ils le font avec la méthode scientifique propre à leur discipline et n’ont pas à suspendre pour un temps leur démarche rationnelle. Cette approche scientifique écarte nécessairement tout référentiel confessionnel

Article à partir de Ouest-Dimanche (J.E.HUTIN)  et de la Revue des Maristes


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