Jésus ressuscité ? L’énigme du tombeau vide

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Jésus ressuscité ? L’énigme du tombeau vide

Sans la Résurrection du Christ, la naissance de l’Église est inexplicable. La première découverte des apôtres est le tombeau vide …

Les Évangiles insistent sur le tombeau vide découvert le dimanche de Pâques. C’est un argument important qui n’est remis en cause par aucun témoignage contradictoire, pas même chez les adversaires de la foi chrétienne. C’est ainsi que l’argumente le pape Benoît XVI (Jésus de Nazareth) :

« Dans la Jérusalem de l’époque, l’annonce de la Résurrection aurait été absolument impossible si on avait pu faire référence au cadavre gisant dans le sépulcre. C’est pourquoi, il faut dire que, si le sépulcre vide en tant que tel ne peut certainement pas prouver la Résurrection, il reste toutefois un présupposé nécessaire pour la foi dans la Résurrection, dans la mesure où celle-ci se réfère justement au corps et, par là même, à la totalité de la personne. »

Interprétation de l’évangile par un cinéaste

C’est quoi la Résurrection ?

Si la résurrection c’est recommencer une vie biologique, si c’est voir les molécules de notre corps se recombiner pour nous faire renaître en chair et en os, si c’est sortir des tombeaux comme on le voit au tympan des cathédrales, alors personne aujourd’hui ne peut y croire. Et on a raison de ne pas y croire, car ce n’est pas d’une telle résurrection que parlent les récits du Nouveau Testament. 
 
De façon étonnante, les récits des Évangiles nous montrent qu’après la mort de Jésus sur la croix, ses disciples, qui étaient désemparés, ont fait l’expérience que cette mort n’était pas la fin pour Jésus. Mais qu’au contraire Jésus leur redevenait présent, d’une autre façon. Pour exprimer cela, ils ont employé plusieurs expressions : “il a été relevé”, “il a été réveillé d’entre les morts”, “il est monté vers le Père”, il est maintenant “dans la gloire du Père”, c’est-à-dire dans l’être même de Dieu. Toutes ces expressions ont été plus tard traduites en latin à travers les mots : ressusciter et résurrection. 
 
Il ne s’agissait pas de l’esprit de Jésus réincarné dans un nouveau corps biologique. La résurrection n’a donc rien à voir avec une quelconque réincarnation. Il s’agissait d’une présence personnelle qu’ils découvraient alors qu’ils ne l’attendaient pas. Quelques uns ont dit que Jésus s’était manifesté à eux. Certains ont mis du temps à y croire et d’autres “ont cru sans avoir vu”, c’est-à-dire qu’ils ont senti intérieurement cette présence nouvelle de Jésus dont témoignaient ceux à qui Jésus s’était manifesté de façon privilégiée.

Jésus ouvre un chemin

Ce que les disciples de Jésus ont appelé la résurrection leur a ouvert une nouvelle façon de comprendre l’existence humaine et le devenir du monde. La vraie vie c’est de donner sa vie, chaque jour … et au dernier jour. Et cette vie, parce qu’elle n’est pas issue du hasard mais de l’amour de Celui qui nous a fait exister et que nous appelons Dieu, ne retombera pas dans le néant. 
 
Pour les disciples, Jésus est donc vivant en Dieu. Il devient alors “le premier né d’une multitude de frères”, comme dit l’apôtre Paul. Celui-ci ajoute que nous pouvons vivre comme Jésus : recevoir la vie chaque jour comme un don gratuit, entrer dans la confiance en la promesse de Celui qu’il appelait “mon Père et votre Père”, qui nous a fait exister et qui ne nous laissera pas tomber nous non plus après notre mort.

Mais l’Eglise parle de la résurrection de la chair

Il faut effectivement revenir à cette question. Comme je l’ai dit, il ne peut pas s’agir de la résurrection de nos cellules biologiques. Cela n’a pas été le cas pour Jésus, cela ne le sera pas non plus pour nous. 
 
Pour Jésus comme pour les juifs de cette époque qui ne raisonnaient pas avec des concepts abstraits, la chair c’est la condition humaine, la vie de chaque personne, qui se construit dans les relations aux autres et à la réalité sociale. Les premiers chrétiens avaient rencontré un vrai homme de chair et de sang. Après la mort de Jésus, ils ont fait l’expérience que la vie de Jésus continuait. Ils ont senti que ce n’était pas un fantôme . Ils ont mangé avec lui, ont touché ses plaies, lui ont parlé : “C’est bien lui”. Sa vie de chair et de sang était transformée, mais bien présente.La réponse du père Dominique Fontaine, prêtre de la Mission de France, auteur du livre “la foi des chrétiens racontée à mes amis athées” aux éditions de l’Atelier ; Mars 2008

Père Dominique Fontaine, prêtre de la Mission de France, auteur du livre “la foi des chrétiens racontée à mes amis athées” aux éditions de l’Atelier ; Mars 2008

La résurrection du Christ a beaucoup inspiré les artistes. Quelques exemples…


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